St Aignan de Gd Lieu – mars 2017

Le chœur EVA et Frédéric LABARRE en concert pour un programme de musique sacrée en l'Église de Saint Aignan, Ce concert s’inscrit dans une programmation des Amis de l’Orgue.l-orgue-de-la-commune_medium

Au programme  : chœur a capella et avec orgue – pièces pour orgue seul : unique facture baroque en Loire Atlantique,

  •  llibre_vermell_-_stella_splendensextraits du LLIbre Vermell de Monserrat  célèbre manuscrit de la fin du XIVe siècle faillit être détruit dans  l’incendie qui ravagea les archives de Montserrat lors de l’invasion napoléonienne de 1811. Le recueil tire son nom du velours rouge de sa reliure.
  • C’est dans le but de distraire et d’instruire les pèlerins venus rendre un culte à la Vierge noire du sanctuaire, sous les traits d’une statue romane en bois du XIIe siècle, que les moines de l’abbaye de Montserrat composèrent dix chansons à dévotion mariale à l’exception de la dernière, Ad mortem festinamus, qui est une danse macabre.La mention «a ball redon»     (danse en rond) fait référence à la tradition de la danse sacrée, alors très vivante à cette époque.

  • Juan del ENCINA (1468 ou 69 – 1533) poète, musicien, dramaturge : il appartient  à la première époque de ce que l’on appelle l’école polyphonique castillane, une des plus importantes d’Espagne, et qui représente le meilleur de la tradition polyphonique de ce pays; il est considéré comme un des pères du théâtre espagnol. Il atteint des sommets dans ses gloses et villancicos. Nous chanterons l’un d’eux : no tienen vado mis males, répertorié dans le Cancionero de Uppsala, comme chant à 2 voix.

Des maîtres de la polyphonie vocale
Trois compositeurs de la période du siècle d’Or espagnol et des rois catholiques, ils forment le trio d’or de la Renaissance espagnole.

Portes d'Avila

Portes d’Avila

  • Cristobal de MORALES, (v.1500-1553), maître de chapelle à Séville, Avila, Plasencia, il obtient un bénéfice canonial à la cathédrale de Salamenca, il séjourne 10 ans en Italie comme il est d’usage pour les compositeurs à l’époque, et retourne en Espagne en tant que maître de chœur à Tolède. Il compose essentiellement de la musique religieuse, son style riche, expressif et sobre à la fois se rapproche de celui de Josquin des Prés, il enrichit ses compositions de thèmes populaires. Sa grande renommée en Europe lui vaut de faire exécuter à Nice son motet “jubilemus omnis terra” lors de la cérémonie célébrant la trêve conclue entre François 1er et  Charles Quint, et même d’être cité par Rabelais dans le prologue du Quart Livre (source Bnf).
  • Francisco GUERRERO (1528-1599), initié par son maître Morales à Séville, il se consacre  à la musique religieuse, et compose une œuvre instrumentale importante.
  • Tomas Luis de VICTORIA (v.1548-1611), né dans la province d’ Avila, organiste, séjourne lui aussi en Italie, y fut ordonné prêtre, est lui aussi influencé par Palestrina, il apparaît
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    Salamenca

    aussi sous le nom de Vittoria, à l’italienne ; son motet O magnum mystérium, et la messe éponyme sont des oeuvres chorales qui l’ont fait connaître du grand public.

    Marc Vignal in Dictionnaire de la musique, ed 2005

    «Dans cette perspective, sa musique, qui n'emprunte jamais ses thèmes au répertoire profane (…) mais seulement au plain-chant ou à des motifs dérivés de lui, reste éprise de naturel et de simplicité. (…) En fait, elle est l'équivalent exact de l'itinéraire spirituel d'une Thérèse d'Avila ou d'un Jean de la Croix.»

Un clin d’oeil à l‘Hispanidad avec le Mexique

  • Sor Juana

    Sor Juana

    Une femme savante à l’honneur : mexicaine, Inès de la  CRUZ (1648-1695) pieuse moniale  se consacre à l’écriture, aux sciences, à la musique, à la connaissance et à la réflexion  par la raison plutôt que par la foi. Pour l’âme, il n’existe ni cachot, ni prison qui la retiennent, car seuls l’emprisonnent ceux qu’elle s’invente elle-même. (Sor Juana Inés de la Cruz)

    Otavio Paz, 1987 :  “elle voulait pénétrer par la lumière de sa raison, le mystère des choses.”

Le Venezuela

  • César Alejandro CARILLO (1957- ) musicien né à Caracas, en charge d’ensembles vocaux avec  lesquels il a remporté de nombreux prix.

La Catalogne

  • Pablo – Pau CASALS (1876-1973), violoncelliste, interprète remarquable, chef d’orchestre, homme engagé, résistant à toutes formes de dictature, défenseur de la liberté d’expression ; il choisit pour commencer ou finir ses concerts de jouer un chant catalan traditionnel  « El cant dels ocells » pour en faire un hymne à la paix et à l’union des peuples ; années 50, il fait redécouvrir les suites pour violoncelle seul de JS. Bach. Il est aussi compositeur d’une œuvre chorale et instrumentale très riche.

Le Pays Basque

  • Javier BUSTO (né en 1949), un médecin qui a choisi la musique et se consacre en particulier au chant choral ; années 70, il fonde le chœur Eskifaia à Hondarribia sa ville natale, en 1995, il crée le chœur de femmes Kantus Cantemus Korua et remporte également de prestigieux concours tels que le Florilège Vocal de Tours et le Concours International de Chant Choral de Tolosa en Espagne. Il compose des œuvres uniquement chorales,  inspirées de mélodies populaires de  son pays basque natal,